Arrêtez de fumer (du cannabis)

Je ne vais pas vous faire le topo habituel des psychiatres partisans de l’inaction et voulant à tout prix éviter le confit avec leurs patients, tétanisé qu’ils sont que vous puissiez mettre fin à vos jours et que cela leur retombe sur le nez. Non non, car si vous y avez déjà été confronté, cela aboutit à des discussions stériles du type : « Recherchez les causes profonde qui vous pousse à consommer du cannabis – Ben… j’aime ça, ça me pose, je suis bien – Et pourquoi vous aimez ça ? – Heu… (blanc de 10 minutes) »… Je vais donc aller droit au but.

Le cannabis, c’est un poison pour votre esprit ! Probablement pas à petite dose ni de manière épisodique certes, mais si vous me lisez, ce n’est sûrement pas que vous ne fumez que le soir du nouvel an. 

 

      Le cannabis comme poison, et comme médicament :

Pour reprendre les termes de Paracelse, tout est poison, rien n’est poison, c’est la dose qui fait le poison.

 

En d’autres termes, cela peut donc bien probablement être utilisé comme un médicament pour les épileptiques. Mais vous, que cherchez-vous à soigner avec ce « médicament » ? 

 

Un mal-être que le destin vous aurait mis dans la tête à votre naissance ? Pour soigner le manque de sens dans votre vie qui vous empêche de vous lever le matin ou de dormir la nuit ? Pour calmer votre prétendue "hyperactivité" ?

Pourtant, vous viviez sûrement heureux sans cannabis quand vous étiez enfant n’est-ce pas ? Et en vérité, qui peut se targuer sur terre d’avoir trouvé un sens à sa vie sans passer pour un illuminé ou un mégalomane, et qui encore peut se targuer d’avoir trouvé un sens à LA vie sans passer pour un gourou ? 

Alors pourquoi ?

 

      Un remède contre la peur :

Je vais vous le dire, le cannabis est pour vous un remède contre la peur ! La peur d’être vous-même dans un monde dont vous fantasmez les réactions ! La peur de ne pas réussir à construire le monde qui vous entoure afin qu’il vous convienne et ne provoque plus chez vous ce manque de sens et ce mal-être !

Mais comme tout médicament, il n’est pas dénué d’effets indésirable, et le plus flagrant avec le cannabis, puisqu’il vous permet de tolérer l’inaction et l'immobilisme des années durant ; et qu'il vous empêche d’affronter vos peurs, car il les masque derrière une épaisse fumée aux odeurs de cirage aromatique. Cependant, affronter ses peurs est la condition indispensable à leur apprivoisement, et donc à la maturation de votre esprit.

En d'autres termes, le cannabis vous empêche de grandir, de maturer, et vous cristallise dans cet espace informe entre l'adolescence et l'âge adulte (en général l'âge de début des premières consommations assidues).

 

Vous ne voyez toujours pas le souci ? Vous utilisez un traitement qui alimente la cause de ce que vous tentez de soigner.

 

      Se confronter à la réalité plutôt que de s'en cacher :

La première étape ici est donc d'aller affronter ce qui vous effraie dans le monde réel et PAS dans votre tête. Vous verrez qu’à chaque victoire, vous n’aurez même plus l’envie de fumer, même pour célébrer. 

Si vous essayez, je vous assure que très vite vous serez pris d’une énergie nouvelle, avec l’envie d’aller de l’avant, de construire des choses dans votre vie, de vivre dans ce monde dont vous vous protégez en fumant de la résine coupé à la suie. Forcément, au début, les envies ne resteront pas loin, car avouons-le, être défoncé, c’est quand même agréable par moments, et il n’y aucune raison que vous n’aimiez plus ça. 

L'objectif ici, c’est de vous arranger pour l’action dans la vraie vie (que le cannabis vous enlève), vous procure plus de plaisir que d’être défoncé. Et en vérité ce n'est pas difficile, car un peu près tout ce qui est agréable dans le monde, est plus agréable sobre. De plus il n’y a rien au monde de plus gratifiant pour soit même que d’avoir su braver ses peurs, de terrasser les ombres de son esprit tel un David contre Goliath.

Et puis, vous le savez déjà mais, être défoncé par dépit faute de mieux ou pour esquiver l’ennui, n’apporte pas de réel plaisir, il permet simplement de souffrir un peu moins et très temporairement.

 

      La méthode :

Comme le reste, la méthode est simple et il n’existe pas de miracle ; forcez-vous les premiers jours, passez les quelques nuits d’insomnie et soyez prêt à les affronter. Remplacez cette addiction par une activité autre et non délétère (à laquelle vous aurez réfléchi à l'avance). Et puis ça y est, en vérité vous venez de briser vos chaînes, et il n’est que de votre responsabilité de ne pas les remettre.

Pour se faire, il suffit de suivre le bon chemin, et ce chemin est généralement celui qui vous fait peur, que bien souvent l’on rejette en bloc, prétextant l’impossibilité de la tâche, son inutilité ou autre ; à chacun ses mécanismes de défenses.

 

En principe, se débarrasser de cette addiction n'est pas bien difficile. Il suffit de vous tenir occupé, surtout dans les moments ou vous aviez l'habitude de fumer, et au contraire du tabac, le sevrage ne vous tendra pas et vous permets d'effectuer tout un tas d'activité en remplacement (peinture, musique, film, cuisine, sport...).

Le plus important ensuite, afin de rendre l'arrêt durable, est de vous regarder en face, d'arrêter de vous mentir à vous-même et accepter que la vie (ou certains de ses aspects, souvent en lien avec les relations sociales ou professionnelles) vous effraie. Il n'y a que vous qui puissiez affronter l'ennui, les autres, votre boss; et tenter de mettre en place ce qui vous procure du bonheur dans votre vie. Personne ne le fera à votre place.

 

édité le 31/12/2020

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