Arrêtez de fumer (des cigarettes)

Vous le saviez déjà probablement, mais ce produit tue. Aucuns soucis pour celui qui a abandonné la vie et souhaite mourir à petit feu en l’absence d’alternative socialement acceptable. Mais si vous voulez vivre, cela est tout à fait incohérent d'en consommer.

Pire encore que la mort qu’elle provoque, qui n’est finalement qu’un effet secondaire de sa consommation, elle va pourrir votre vie, vous retirer peu à peu l’amour propre, et la possibilité d’avoir confiance en vous.

Chaque jour où vous vivez cette contradiction, (de fumer et de savoir qu’il ne faudrait pas le faire), vous envoyez un message très clair à votre inconscient. VOUS NE POUVEZ PAS VOUS FAIRE CONFIANCE !

 

      La cigarette et l'estime de soi :

Chaque cigarette fumée renforce les circuits de la mésestime de soi (exposé ci-dessus), chaque cigarette fumée vous rapproche un peu plus de la loque que vous avez l’impression d’être.

Et bien évidemment, l’inverse est aussi vrai. Chaque jour passé sans fumer, envoie le message strictement inverse, chaque jour passé à lutter contre le craving de nicotine vous permets de vous sentir en accord avec vous-même, vous permet de vous dire chaque soir « oui c’est dur, oui j’en bave, mais je le fais car je respecte mon corps (qui n’oubliez pas, est une partie intégrante de vous-même) ».

 

Si vous ne fumez pas, le meilleur conseil que je puisse vous donner est de ne jamais fumer. Prenez-le au sérieux, car il n’y a pas de retour en arrière possible. Demandez à d’anciens fumeurs, l’effet que ça leur fait de voir quelqu’un en griller une devant leurs yeux, et ce même après 10 ans d’abstinence ! Si vous allez déjà mal, c’est un poids dont vous voulez très certainement vous passer.

Si vous fumez, vous savez tout aussi bien que moi que la route sera dure, et que ces envies vous poursuivront possiblement toute votre vie, et qu’a chaque faiblesse, vous prenez le risque de reprendre une consommation active et assidue, plus importante que la précédente. 

 

      N'ayez pas peur :

Il ne faut cependant pas que cela vous donne le vertige, car là aussi, voyez ces anciens fumeurs qui ont réussi à apprivoiser ce sentiment et à vivre avec. Mais cela nécessite une force mentale que l’on n’atteint pas nécessairement à la première tentative d’arrêt. Fuyez toutes ces méthodes miracles et fausses promesses que l’on vous tend pour faire du blé sur votre addiction. Fuyez tous ces substituts nicotiniques entretenant votre addiction sans vous en apporter le plaisir. Il n’y a que vous, face à vous-même qui puissiez arrêter.

Il suffit d’en prendre la décision et de s’y tenir, le secret est là, et il est d’une simplicité enfantine. Vous avez même probablement dans votre entourage, une connaissance, ou une connaissance de connaissance, ancien fumeur démesuré à 2 paquets par jour, qui a décidé du jour au lendemain d’arrêter sans aide extérieure, et qui s’y est tenu !

 

      Prenez une vraie décision :

La solution est là, ce n’est qu’une décision parmi d’autres, et sans vous mentir à vous-même, vous savez déjà ce que vous allez avoir à affronter. Toute tentative d’auto-diversion est une excuse et vous le savez ! 

Toute tentative de « plan » du style : « je vais commencer par réduire progressivement », ou « je peux toutes les arrêter, mais juste une le matin », ou encore « je fumerai juste en soirée » est une EXCUSE et vous pousse droit dans les bras de la rechute !

Considérez la cigarette comme un poison, car c’est ce qu’elle est, autant pour le corps que pour l’esprit, et décidez de ne plus JAMAIS vous l’infliger. Ensuite, encaissez les cravings, acceptez-les, et domptez-les. Il y a des tas de manières de se faire mal autrement que par la cigarette. Allez courir, faites des pompes, épilez-vous les poils un par un si ça vous chante, mais résistez ! Vous en avez la force et c’est en résistant que vous trouverez les ressources en vous.

 

      Anticipez les stratégies à mettre en œuvre, pas la date !

Maintenant que ceci est clair, nous allons pouvoir tout de même travailler sur la méthode, car elle n’est pas superflu si elle fait sens pour vous, mais comme je vous l’ai dit, elle implique un arrêt strict de toute consommation, et ce, du jour au lendemain.

Il n’est pas nécessairement besoin de préparer son jour à l’avance comme le prétend la psychiatrie, le temps d’arriver à ce jour-là, vous avez tout le loisir de monter dans votre tête, un tas de stratagèmes pour avoir à repousser le moment fatidique. Il peut être opportun souvent, de profiter d’un état de ras-le-bol, d’une sinusite, d’un état de crise où vous ressentez un profond dégoût pour la clope, et de prendre la décision de manière impulsive, et de vous y tenir

En des termes plus clair, ne préparez pas le moment de l'arrêt, mais préparez vous à vous y tenir. 
 

Ceci dit, il va ensuite vous falloir régir vite, très vite !  Car rien de mieux pour remplacer une addiction que de la remplacer par une autre activité (et ce même si cette activité ne vous plaît pas !). 

Ne cherchez pas du côté des activités nécessitant patience et concentration type peinture ou musique, car vous savez très bien que les premiers jours voir les premières semaines, vous ne tiendrez pas en place. Privilégiez des activités qui vous font mal, qui vous fatigue, et qui vous force à vous dépasser. 

 

Dans cette optique, il va vous falloir anticiper, savoir à l'avance par quoi vous remplacerez votre addiction au tabac lorsque le moment opportun de l'arrêt se présentera. Et, vous l'aurez compris, par une activité qui vous fatigue mentalement ET physiquement ! Même si le sport ne vous plaît pas, forcez vous, même si vous vous sentez nul, continuez. Le seul et unique objectif que vous poursuivez, c'est de vous fatiguer suffisamment pour que vous n'ayez plus la force de penser à autre chose que votre lit. 

 

      Faites-vous mal : 

Oui, c'est exactement ce que vous avez lu, faites-vous mal ! Boxez contre un arbre si ça vous soulage (sans y aller de toute votre force non plus, le but n’étant pas de vous casser la main), allez bêcher la terre de votre jardin même si vous n’avez rien à y planter, allez éplucher des pommes pour vous faire de la compotes et donnez en à tout votre quartier. Bref faites-vous mal. Au niveau cérébral, la douleur prend le pas sur tout le reste (c’est pourquoi les personnes souffrantes de douleurs chroniques n’ont de place pour penser à rien d’autre, et focalise). Restez juste en contrôle, évitez dans la mesure du possible des actions qui vont porter atteinte à votre intégrité physique type scarifications bien entendu, car n’oubliez pas que vous travaillez avec votre corps et non contre lui.

Dans le même ordre d'idée, ne vous laissez pas substituer une addiction par une autre (nourriture, alcool, drogue), et résistez à la tension psychique que cela induit. Il n'y a rien d'impossible dans cet effort, et surtout, les épisodes de craving perdent rapidement en fréquence et en intensité. Souvenez-vous que vous n’arrêtez pas une addiction pour en débuter une autre, potentiellement plus grave.

 

      Au niveau social :

Socialement aussi, le travail n'est pas simple, prenez un peu de distance avec vos amis (surtout les fumeurs), mais ne vous isolez pas complètement. Limitez les interactions à des périodes ou vous arrivez à rester maître de vous-même et de ce que vous dites. Quand vous sentez la tension monter, faites profil bas et éclipsez-vous discrètement. Vous pourrez reprendre le cours normal de votre vie sociale quand ce sentiment de tension interne due au manque de nicotine se sera apaisé (cela prend quelques jours à quelques semaines pour les fumeurs les plus dépendant).

 

      Croyez en vos ressources internes :

On ne vous le répétera jamais assez, alors; mon dernier conseil est de croire en vous. Vous avez les ressources en vous pour le faire, de nombreuses personnes sont déjà passé par là, il n’y aucune raisons qui vous ne puissiez pas y arriver ! Croyez en vous, parlez-vous tout fort, rassurez-vous vous-même comme si vous étiez en train de prendre un enfant apeuré dans vos bras, en lui expliquant que ce n'est qu'un mauvais moment à passer et qu’il faut être fort.

 

Tenez ce rythme quelques jours, et vous aurez accompli le plus difficile, le reste ne consistera qu'a ne pas céder à l'illusion du "petit plaisir" en vous remémorant régulièrement à quel point vous en avez bavé, et à quel point, en vérité, la cigarette n'a que rarement été un plaisir, mais plus souvent un supplice. N'oubliez pas que chaque cigarette, même la plus anodine est un risque de rechute.

 

édité le 31/12/2020

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